Vivre d'amour
et de poésie

Une femme aux cheveux longs sourit devant un fond rouge, tenant un cadeau.

May Lopez

Je m’appelle May. Je suis la fondatrice de Les mots à l’affiche

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l’humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.

Et vous, en quoi croyez-vous ? 

Le club privé

Le club est un espace d’exploration et d’échanges

On y parle littérature, entrepreneuriat et créativité. On parle d’amour et rencontres qui éclairent et font battre le coeur un peu plus fort. On s’étonne de la poésie du quotidien et de la beauté des premières fois. On est passionnés, fous et idéalistes. On s’y dévoile vulnérables et sincères. On tremble, on rit, on aime. On a la tête dans les étoiles.

On a des rêves qui n’attendent que d’être réalisés.

La boutique, le bébé, et moi

J’ai hésité à écrire ce mail. Je ne savais pas trop comment le tourner. C’est très inconfortable pour moi de vous l’écrire.

S’il y a bien une règle que je me fixe avec Les mots à l’affiche, c’est de toujours mettre en avant les fondations et nos valeurs communes — un travail artisanal français, un service stable et fonctionnel, qu’importe le temps, mon humeur et les saisons.

Depuis quelques semaines, c’est très compliqué de continuer à le faire.

Mon bébé n’a plus de nounou. Je passe donc beaucoup de temps en tête à tête avec lui – et ça, c’est drôlement, drôlement chouette après les mois que l’on vient de passer.

J’ai tenté de continuer à travailler avec lui. La vérité est que je n’ai plus l’énergie pour le faire – et que je me suis épuisée à le faire -, que je n’ai pas de solution de garde pour le moment, et qu’un bébé n’a absolument pas sa place au sein d’une boutique une journée entière.

J’expérimente le lâcher-prise. On essaie de se partager les moments de garde avec son papa. En pratique, la boutique est ouverte le mercredi, le vendredi et le samedi — vous risquez de croiser sa petite tête ces jours-là le matin ou en fin de journée. Il est d’ailleurs à mes côtés pendant que je vous écris ce texte.

Durant ces jours-là, et pendant ses siestes les autres jours, j’avance comme je peux sur la collection de printemps.

Une collection très personnelle. Je me suis posé une question simple : comment rester doux, ouvert, humain… dans un monde qui nous pousse  à nous refermer ? Comment continuer à faire confiance en la vie face à l’actualité du monde ? 

Alors j’ai écrit sur ce qui compte, sur ce qui nous meut et nous lie  qu’importe les époques, les âges et les civilisations. L’empathie. La confiance. La paix. Le calme.. L’écoute. La douceur. Ces choses invisibles, et essentielles, qui nous relient les uns aux autres et qui fondent notre humanité. 

C’est une collection intime, poétique, universelle. J’espère  qu’elle résonnera chez vous  et sera le point de départ de beaux échanges. 

Si vous souhaitez vérifier que la boutique est ouverte avant de faire le déplacement, écrivez-moi. Vous pouvez répondre directement à ce mail. Les horaires peuvent changer – pas en fonction de la météo, mais d’un bébé mignon.

La boutique en ligne reste ouverte, et les colis sont envoyés plusieurs fois par semaine comme toujours.

Merci de me lire, merci de me faire confiance, merci pour votre patience — même les semaines où je tangue un peu.

La journée des droits de la femme

Affiche “À toi, future déjà maman” tenue entre deux mains, texte noir sur fond blanc, message de soutien pour femme enceinte, lumière douce sur bois naturel.

Dimanche, c’était la Journée de lutte pour les droits des femmes.

Moi, j’ai raté mon rendez-vous annuel.

Chaque année, je prépare cette journée avec soin. Je cherche les mots justes, ceux qui font réfléchir, qui guident. Je fais appel à des femmes inspirantes et talentueuses pour écrire des affiches sur ce thème. Je reverse les bénéfices à une association pour les droits des femmes. J’offre une affiche, aux femmes, à l’occasion de cette journée pour qu’elles n’oublient jamais leur force.


Parce que c’est pour ça que j’ai créé Les mots à l’affiche.
Parce que je crois, profondément, que les mots ont le pouvoir de changer les choses et notre façon d’appréhender le monde. De le rendre plus juste,.

Cette année, je n’ai rien fait de tout ça.

Mon fils de 19 mois n’a plus de nounou. Alors j’essaie de travailler avec un petit garçon à mes côtés. Il est adorable. Il est épuisant. Il est drôle, joueur, espiègle. Il renverse tout, il réclame tout, il prend toute la place. Il prend tout mon amour, toute mon énergie et toutes mes pensées.

J’essaie de composer avec cette réalité.

Avec la joie, et l’apaisement, de l’avoir près de moi.

Avec la fatigue et l’agacement, parfois, de ne pas parvenir à travailler comme je le voudrais.

Je ne vous écris pas ça pour me plaindre. Je vous le dis parce que c’est la vérité et que je crois plus que jamais que l’intime est politique — et cette vérité est celle de beaucoup de mères qui essaient de travailler comme si elles n’avaient pas d’enfant, et d’être mamans comme si elles n’avaient pas de travail.

Parce que même moi — qui ai ma propre entreprise, et qui crée des affiches sur la puissance et la force des femmes — j’ai des semaines où je me sens loin, très loin, très très loin, de cette femme forte que je voudrais être.

Des semaines où « être libre, fière, déterminée  » ressemble davantage à un idéal qu’à une réalité.
Et pourtant. Chaque jour, je me lève. Je souris. Je continue. Je fais rire mon bébé. Je réponds à des mails. J’écris. J’avance, même à petits pas, même maladroitement, même si c’est bien loin de mon idéal.

Et je pense à toutes celles qui font pareil — en silence, chaque jour, sans que personne ne les applaudisse.

À toutes celles qui se battent face aux inégalités, visibles ou invisibles.
Vous êtes incroyables.

Demain, le ciel sera bleu

Une femme installe une affiche encadrée dans une pièce comme idée cadeau.

Depuis quelque temps, c’est compliqué.

Compliqué pour mille raisons que je ne souhaite pas exposer ici pour préserver l’intimité de  personnes qui n’ont pas choisi d’être racontées. Peut-être qu’un jour, j’aurai assez de recul pour poser des mots justes et universels. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Vous l’avez peut-être remarqué. Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps ont souvent ce talent discret de lire entre mes lignes, et de comprendre avec une finesse qui me touche toujours beaucoup.

Créer et faire vivre une entreprise avec un bébé est  un défi. Quand la vie personnelle tangue, cela devient autre chose. Alors je me fais plus discrète. J’essaie de préserver mon énergie pour l’essentiel. Pour ce qui est nécessaire, urgent, indispensable. Vos commandes sont toujours préparés avec le même soin, et la même réactivité. 

J’écris moins. Je me projète moins. Je n’ai toujours pas défini mes objectifs pour 2026. J’ai du mal à imaginer la suite, à me concentrer, à me projeter. Alors j’avance autrement. Un pas après l’autre. Une respiration après l’autre. Un jour après l’autre. 

Avec le temps, j’ai appris une chose qui me console de tout : tout passe. Tout. Je me répète cette phrase comme un mantra : Demain, le ciel sera bleu. Parce qu’après la pluie, le beau temps revient toujours. C’est une loi de la nature. 

Cette affiche, je l’ai écrite dans un creux. Je l’ai écrite en pensant à une amie très proche, à qui l’on venait d’annoncer une tumeur cérébrale. Je l’ai écrite pour ces moments où les mots manquent pour rassurer, veiller, consoler.

Aujourd’hui, le ciel de mon amie est à nouveau bleu. 

En ce moment, c’est celle que je garde près de moi, glissée dans un livre comme un marque-page. Une promesse silencieuse. Demain, le ciel sera bleu.

Et vous, de quelle couleur est votre ciel en ce moment ? Racontez-moi. Je vous lis toujours avec autant d’intérêt. .

Ose

Une femme vêtue d'une robe blanche est assise sur un tapis beige ; elle tient dans ses mains une affiche française motivante qui invite à profiter pleinement de la vie et à prendre des risques, et la regarde attentivement.

Samedi dernier, j’étais seule à la boutique. Il était tard, tout était calme, presque suspendu. Je suis tombée sur cette affiche Ose. Je l’ai relue, à voix haute, lentement comme si je la découvrais. “OseDis ce que tu as sur le cœur. Envoie cette lettre. Ose pleurer, partir, revenir. Ose, enfin, te choisir.”

Je me suis demandé pourquoi ces mots, pourtant simples, résistent autant en nous. Pourquoi oser – même quand, peut-être surtout, on sait très bien ce que l’on devrait faire – n’est jamais tout à fait évident. Peut-être parce qu’oser, ce n’est pas seulement agir. C’est renoncer à ce qui nous retient. A ce qui nous rassure, nous sécurise et nous réconforte. C’est accepter de ne pas tout maîtriser. C’est faire en sachant tout ce que l’on peut perdre. 

Alors on attend. Le bon moment, la bonne circonstance, la bonne énergie. Comme s’il existait un instant parfaitement aligné. Comme si, un matin, on saurait. Souvent, ce moment, ne vient jamais. 

Ces dernières années m’ont rappelé, avec une certaine netteté, que tout peut basculer plus vite que prévu. Que certaines paroles gagnent à être dites tant qu’elles peuvent encore l’être. Que certains élans méritent d’être suivis avant qu’il ne soit trop tard. 

Alors peut-être qu’oser, ce n’est pas faire grand. Peut-être que c’est simplement ne plus attendre pour s’écouter. Se laisser parcourir par ses émotions, ses doutes, ses questions et ses peurs. Les accepter, les faire vivre en nous. Puis, commencer à les verbaliser. Essayer. Avancer. Faire un premier pas. Se choisir, enfin. 

A chaque fois que j’ai peur – souvent -, je me force à me répéter cette phrase : “que se passera-t-il si tout se passe pour le mieux ?”. Je ferme les yeux et je me force à visualiser chaque détail. Parfois, j’écris la scène. C’est une façon d’éloigner mes peurs et de me rapprocher de ce qui me meut. Je m’impose enfin un premier pas, une première action concrète. 

Cette affiche Ose, je l’ai écrite comme un point d’appui. Un endroit où revenir. Pour impulser un peu de confiance. Pour se donner du courage et de la force. Pour se rappeler que c’est possible. Pour moi d’abord. Et peut-être pour vous aussi.

Peut-être que ce message arrive au bon moment, qui sait. Si quelque chose en vous s’y reconnaît, alors c’est peut-être le moment d’oser et de faire un premier pas. 

May, fondatrice de Les mots à l’affiche

PS : Hier, sur les conseils de Sylvie, je suis allée voir À pieds d’œuvre de Valerie Donzelli.  Le film aborde, avec beaucoup de délicatesse, ces questions à la fois simples et vertigineuses : qu’est-ce que l’on fait de notre temps ? Et qu’est-ce que nos choix — notamment professionnels — disent de nous ?

Le personnage fait un pas de côté. Il quitte un travail rémunérateur pour se consacrer à l’écriture. Un choix qui vient interroger nos peurs, notre libre arbitre et nos envies profondes. 

Je suis sortie du cinéma avec quelques questions en plus. Et avec cette pensée  en filigrane : peut-être que l’essentiel de nos vies se joue là, dans ces questions et décisions que l’on n’ose pas toujours ni se poser, ni prendre. 

 

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Vous pourriez remarquer quelques changements ou petits ajustements au fil des jours : c’est tout à fait normal, nous sommes en train de lui offrir un nouvel écrin.

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