Vivre d'amour
et de poésie

Une femme aux cheveux longs sourit devant un fond rouge, tenant un cadeau.

May Lopez

Je m’appelle May. Je suis la fondatrice de Les mots à l’affiche

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l’humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.

Et vous, en quoi croyez-vous ? 

Le club privé

Le club est un espace d’exploration et d’échanges

On y parle littérature, entrepreneuriat et créativité. On parle d’amour et rencontres qui éclairent et font battre le coeur un peu plus fort. On s’étonne de la poésie du quotidien et de la beauté des premières fois. On est passionnés, fous et idéalistes. On s’y dévoile vulnérables et sincères. On tremble, on rit, on aime. On a la tête dans les étoiles.

On a des rêves qui n’attendent que d’être réalisés.

38 ans

Cinq photos : une personne en train de lire, un enfant sur les épaules de quelqu’un, un littoral rocheux, une personne regardant par la fenêtre et une route avec des montagnes, toutes prises à la lumière naturelle.

J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois. 

C’était le 22 avril. C’était un mercredi. Le ciel était bleu. 

Quelques jours plus tard, je me suis offert une heure d’écriture et de silence le temps d’un vol Toulouse-Paris pour mettre des mots sur la traversée  de ces douze derniers mois. 

J’ai hésité à le publier pendant plus d’un mois.

J’ai eu peur que cela soit trop cru. Trop intime. 

Comme pour le bilan de 2025, j’ai tenté de ne pas l’adoucir. Ni de le dramatiser. J’ai cherché la justesse et à me rapprocher du réel. Je l’ai fait pour moi, pour me souvenir que cela a existé. Je l’ai fait pour conserver une trace pour mon fils quand il sera grand si cela l’intéresse. 

Je l’ai publié, enfin, parce que je crois profondément à la nécessité de ne pas partager une réalité factice où tout est réussite, amour et fluide. Je crois à ma responsabilité en tant que mère et entrepreneur de ne pas gommer la difficulté du quotidien. 

J’ai choisi de le publier sur Vie de miettes, mon blog personnel, cet espace intime où je me raconte avec plus de liberté depuis plus de quinze ans. 

Si vous avez envie de lire, il est ici : https://viedemiettes.fr/2026/05/29/38-ans/. 

Les élégances du coeur

Une femme vêtue d'une robe blanche passe devant une commode en bois, sous une affiche encadrée portant l'inscription « J'aime les gens qui doutent », accrochée sur un mur blanc dans une pièce moderne et épurée.

Depuis que je suis devenue mère, certaines convictions ont changé de place.

Elles ne sont plus seulement des idées auxquelles je crois. Elles sont devenues des manières de vivre, d’habiter le monde, des responsabilités personnelles et quotidiennes.

Parce que la maternité me pousse dans mes retranchements. Elle me bouscule. Elle me demande quel exemple j’ai envie de donner à mon fils.  Quelle mère, femme, compagne, fille, amie, citoyenne ; j’ai envie d’être. 

Comment lui apprendre l’empathie si je réponds par l’impatience ?
Comment lui apprendre le respect si j’emploie la contrainte et le force ?
Comment lui transmettre le calme si je glorifie l’agitation et la course à la productivité ?
Comment lui apprendre l’écoute si je n’entends pas ses silences, ses émotions et ses peurs ?
Comment lui apprendre la tolérance si je peine à accueillir pleinement qui il est ?
Comment lui parler de paix si je banalise la violence quotidienne ?

Comment lui apprendre à écouter son coeur et poursuivre ses rêves si je ne donne pas l’exemple ?

Être mère me ramène aussi, souvent, à la petite fille que j’ai été. Aux mots que cette petite fille aurait eu besoin d’entendre.

À la manière dont elle aurait aimé être regardée, respectée, écoutée. Consolée et aimée. 

Je repense à ces violences ordinaires que tant d’enfants traversent — souvent sans qu’on les nomme comme telles. Des mots. Des humiliations légères en apparence. Des chantages. Des impatiences et des colères d’adultes toujours justifiées par fatigue, le stress, le manque de temps.

Comme beaucoup, j’en porte encore des traces. Malgré la promesse des adultes, je n’ai jamais compris en grandissant.

La maternité remue tout cela. Et elle me convainc davantage encore d’une chose : la manière dont nous traitons les enfants — et plus largement les plus vulnérables — révèle nos valeurs profondes :  pourquoi nous autorisons-nous avec les enfants des gestes, des mots ou des rapports de force que nous refuserions entre adultes ?

Ce que nous appelons parfois éducation ressemble encore trop souvent à un apprentissage de la domination.

Le monde de demain commence là. Dans nos gestes. Dans notre langage. Dans la façon dont nous exerçons — ou refusons — la force et la violence. Dans la façon dont nous communiquons avec les enfants.

Les chiffres du dernier baromètre IFOP font froid : 84 % des parents déclarent avoir eu recours à au moins une violence physique ou verbale envers leur enfant au cours des douze derniers mois. Ce chiffre dit combien nous avons parfois appris, et banalisons, la domination là où il faudrait apprendre le l’empathie, le respect et la bienveillance.

J’ai créé cette collection Les élégances du coeur pour remettre certaines valeurs à leur juste place. La douceur. L’empathie. Le calme. La gentillesse. La paix. La tolérance.

Non comme des idées abstraites, mais comme une éthique personnelle. Comme des forces. Comme des choix, nos choix. 

Parce que je crois profondément que la violence n’est jamais une réponse à apporter au monde. Parce que je crois aux dialogues, à l’empathie et aux échanges.

Parce que je suis intimement convaincue que c’est ce qui nous distinguent des animaux. 

Parce que nos enfants seront les adultes de demain, et que changer le monde passe par la façon dont on les considère aujourd’hui. 

La liste du héros ordinaire

Une personne est assise sur un lit et tient "La liste du héros ordinaire", une liste de citations de motivation encadrée en français, tandis qu'une tasse de café repose à proximité sur la couverture.
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Je me suis rendue compte récemment que je ne vous avais jamais vraiment raconté l’histoire de cette affiche La liste du héros ordinaire

C’est étrange, ou peut-être pas : c’est une affiche qui compte beaucoup pour moi. Je voulais tellement bien le faire que je ne l’ai pas fait comme souvent. 

Tout a commencé avec un texte reçu dans le cadre d’un concours d’écriture pour l’anniversaire de Les mots à l’affiche il y a plus de deux ans (oui !).

Il venait d’Anne. Anne Sacre est oncologue en Belgique. Anne a écrit ce texte pour ses patients. Ce qui m’a frappée, c’est la douceur, la justesse, la manière qu’elle a d’habiter les mots — et le monde, j’imagine. Son texte était lumineux et gorgé d’empathie. 

À ce moment-là, je venais de perdre deux proches d’un cancer. Je n’ai pas choisi son texte. Je cherchais quelque chose de plus léger, moins lié à mon histoire personnelle. C’était trop dur pour moi d’en parler. Et puis les semaines ont passé, et je n’arrivais pas à l’oublier.

Alors, j’ai réécrit à Anne. Je lui ai dit que son texte ne m’avait pas quittée et que j’aimerais en faire quelque chose, si elle était d’accord.  Si vous me lisez aujourd’hui, vous vous en doutez, Anne a été d’accord. 

On a décidé de le reprendre ensemble. De le polir en conservant sa force. De garder cette ligne directrice : dire la vie sans nier l’épreuve, apporter de la lumière sans jamais culpabiliser.

C’est devenu La liste du héros ordinaire, ce texte que vous pouvez lire sur l’affiche aujourd’hui. 

Une liste pour celles et ceux qui avancent sans bruit. Pour celles et ceux qui tiennent. Pour celles et ceux qui continuent d’aimer, de vivre, de respirer même quand tout vacille. Surtout quand tout vacille. 

Elle s’adresse aux malades et aux aidants, aux cabossés, aux fêlés, à vous aussi. Parce que dans le fond, je crois que l’on est tous, des héros ordinaires. 

J’aime l’idée que ce texte ne donne pas de leçon. Il propose. Il offre des pistes. Il pose une main sur l’épaule. Il affirme que l’on peut encore respirer, encore croire aux lendemains, encore choisir — parfois — la joie et la tendresse, même dans les moments les plus cabossés. Il n’est en aucun cas une injonction à aller bien malgré la maladie ou la dureté de la vie. 

Il est imprimé au sein de mon atelier à Toulouse, sur un papier d’art épais, comme toutes les affiches. Et  on a décidé qu’une partie des bénéfices serait reversée aux Centres Ressource  qui accompagnent les personnes touchées par le cancer.

Je crois que cette affiche, on ne l’achète pas tout à fait comme les autres. On l’offre à quelqu’un, ou on se l’offre à soi, à un moment précis. Comme un repère. Comme un soutien. 

Depuis que j’ai la boutique, je l’ai offerte à plusieurs reprises.  Et je crois pouvoir dire, face aux regards touchés, qu’elle a un pouvoir magique.

Et si elle existe aujourd’hui, c’est grâce à Anne.

Merci Anne de  rendre le monde plus habitable.

C’est grâce à des personnes comme toi que le monde est plus beau.

 

Le calme est précieux

Depuis quelque temps, j’ai beaucoup de mal à me concentrer.

C’est étrange à écrire, parce que cela ne me ressemble pas. J’ai toujours eu cette capacité à avancer, à produire, à créer, à m’enthousiasmer. Même fatiguée, même débordée.

Cela peut paraître bête mais j’aime tellement écrire, et mon travail : je n’ai jamais  vraiment l’impression de travailler – sauf quand je fais ma comptabilité… . Avec la maternité, j’ai souvent été frustrée de ne pas pouvoir travailler autant que je le voulais. 

Et pourtant, ces dernières semaines, quelque chose a changé.

Mon cerveau semble refuser de suivre. Je fais ce qu’il faut, quand il faut, mais avec beaucoup moins d’élan. Sans ces idées qui fusent dans ma tête. Comme si mes pensées n’arrivaient plus à se faire une place, comme si tout était emmêlé et brouillon dès le réveil. 

J’ai cherché des explications.

J’en ai trouvé beaucoup. Trop, sûrement.

Les événements récents autour de mon fils. La fatigue accumulée, aussi. Les nuits hachurées depuis plus de vingt mois, le corps qui tient mais qui, à un moment, demande, peut-être, à sa façon, à ralentir. Mes yeux qui brûlent face aux écrans. Cette difficulté nouvelle à fixer, à lire, à rester concentrée.

Et puis ce sentiment diffus et si inconfortable d’être en permanence sollicitée, happée, stimulée.

Trop d’informations, trop de bruit, trop de lumière, trop de son, trop de mots. Trop. 

L’usage de l’IA ne me semble pas être anodin. Cette vitesse constante, cette production infinie, cette sensation que tout va plus vite, trop vite.

Mon cerveau n’a plus le temps de digérer. Cela me donne la nausée. 

Face à ce trop-plein, j’essaie de faire de la place au vide. C’est si difficile et inconfortable quand on a l’habitude courir. De faire plusieurs choses à la fois. D’optimiser chaque seconde de temps pour être productive. 

Je trie, range, supprime. Je laisse mon téléphone de côté, coupe les notifications, supprime des applications. Je m’empêche de prendre mon téléphone à chaque moment d’attente. Je m’empêche de mettre un podcast dans mes oreilles dès que je marche. 

Je fais le ménage dans ce que je consomme. Je lis à nouveau des livres. J’écris dans un carnet. 

Le plus important, je me force à ne faire qu’une seule chose à la fois, ce qui est devenu,  un vrai défi. Je mesure combien le multitâche m’épuise. 

Je suis persuadée que derrière cette course, la sérénité m’attend.  

Je ne crois plus que la créativité, la réussite ou la joie se trouvent dans l’accélération, dans l’accumulation, ni dans cette capacité à tout faire, coûte que coûte.

C’est peut-être même l’inverse. Dans le fait de ralentir. Dans l’oisiveté.
Dans le luxe de laisser de l’espace et du silence, sans chercher à combler immédiatement chaque vide.

Le calme est précieux. C’est une élégance moderne. 

Cette phrase s’est imposée doucement. Elle est devenue le point de départ d’une nouvelle collection, dont j’avais prévu de vous parler aujourd’hui. Une collection née de cette période un peu trouble inconfortable, et en même temps très révélatrice de mes besoins et valeurs profondes.

Une collection autour de ce qui reste quand on enlève le superflu, de ce qui nous tient quand tout vacille, de ce qui compte quand on tangue. 

Je suis très heureuse de vous dévoiler aujourd’hui l’une des premières affiches : Le calme est précieux. 

Cet article ne devait pas être celui-ci. Mais c’était celui que je  devais de vous écrire avant le lancement de cette nouvelle collection

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