Bonjour 2019 !

En 2018, j’ai eu trente ans. Cette année aurait été une année folle, bouleversante, lumineuse. Début janvier, j’avais accolé le mot grandir, et il n’aurait pas pu mieux coller. En 2018, j’ai grandi et j’ai osé. Osé croire en mes rêves, osé croire que c’était possible. Osé envoyer des mails, prendre l’avion et dire non. J’ai dansé, trinqué, voyagé. En Guyane, en Espagne, au Portugal. J’ai douté beaucoup. J’ai pleuré. Au milieu de l’hiver, j’ai cherché cet invincible été.

Début septembre, j’ai créé Les mots à l’affiche. Le même jour, mon premier livre paraissait. Le blog avait dix ans. Je suis devenue propriétaire du plus joli des nids et Holly a fêté ses six ans un soir de novembre.
En 2018, j’ai accepté ma fragilité et les mains que l’on me tendaient. Ce fut ma plus belle et riche leçon de l’année – sûrement de ma vingtaine : accepter l’aide et l’amour que l’on me porte. Baisser la garde et oser me mettre à nu. Accepter ma fragilité. Dire, répéter merci. Être reconnaissante. Le monde est bien plus doux et confortable entourée et épaulée. Merci à vous qui vous reconnaitrez. Merci à vous aussi, amis éloignés et gentils lecteurs, qui m’apportez votre soutien et votre confiance. Votre énergie et bienveillance me portent.

A 2019, j’accole le verbe « respirer ». Plus que tout, je nous souhaite de ralentir et de revenir à l’essentiel : d’apprendre, chaque jour, à s’écouter un peu plus fort et de se créer une vie qui nous ressemble. De passer du temps avec les gens qui nous sont précieux et de leur dire combien on les aime. D’oser dire ces mots-là, de les répéter, parce que non, si on ne dit rien, personne ne saura.

Je nous souhaite de nous aimer assez fort pour ne plus avoir peur de soi et des autres. Je nous souhaite, finalement, des choses, et des bonheurs, simples et essentiels.

Belle, lumineuse, douce année.