La toute première affiche

En imaginant l’affiche Vivre, je voulais avant tout une jolie impression. Je voulais matérialiser mon travail, le faire imprimer. Le rendre, en quelque sorte, vivant. Je voulais m’assurer de la qualité afin que vous puissiez l’encadrer, si vous le souhaitez, et l’avoir toujours à vos cotés. Une façon de vous accompagner, et de vous inspirer au quotidien.

C’est aussi une jolie façon, pour moi aussi, de grandir et de mettre en pratique les mots que j’ai écrit sur l’affiche. Pour la première fois, je vends une de mes créations. Pour la toute première fois aussi, je passe par un imprimeur – sans qu’une maison d’édition ou qu’un duo soit là pour me rassurer et me tenir la main. Et si vous saviez comme je tremblais en commandant les premières affiches – j’aurais souhaité faire des pré-commandes, mais cela aurait été un peu tard pour les recevoir pour Noël, alors, je suis partie sur une toute petite quantité comme compromis – et les supports pour la livraison. Si vous saviez comme j’ai peur d’avoir laissé une coquille dans le texte ou d’avoir mal configuré le bouton Paypal. C’est tout un univers que je découvre.

C’est un saut de le vide et une manière de sortir de ma zone de confort. Une façon de me dire, je crois aussi, que je ne suis pas si minuscule et que, oui, souvent, c’est la première marche qui semble la plus compliquée et haute. C’est une façon de finir l’année avec le sourire. Alors, je me dis que tout ira bien. Que si j’oublie des petites choses essentielles, que si tout ne fonctionne pas comme je voudrais ; cela demeurera, dans tous les cas et j’en suis déjà sûre, une belle expérience.

Je l’ai imaginé au Mexique, au soleil et loin de mon quotidien. Je l’ai imaginé là où les rêves sont faits, peut-être un peu plus qu’ailleurs, pour être réalisés. Je l’ai imaginé élégante, épurée et inspirante. J’ai créé mon atelier, cherché un imprimeur, calculé les coûts au plus juste pour la livraison et pour éviter que des affiches se perdent. Lili a pris quelques photographies et je l’en remercierai jamais assez d’avoir créé des images, à l’image justement, de ces affiches-là.