Aux rêves exaucés

J’ai rédigé mes vœux fin novembre en me demandant ce qui était important pour moi aujourd’hui, ce que je voudrais pour les mois à venir. C’était une écriture intime, intuitive, parcellaire. Après des semaines à courir sans reprendre mon souffle, j’essayais de m’autoriser à ralentir et d’écouter la toute petite voix à l’intérieur.
En écrivant ces vœux, je pensais avant tout à moi et ce qui me faisait défaut aujourd’hui.

Je me suis alors rendue compte que c’était la peur – liée à un manque de confiance en moi – qui m’empêchait de réaliser, de manière souvent inconsciente, des choses qui me tenaient à cœur. Alors, j’ai écrit ces vœux comme un mantra, comme un cadeau que je m’offrais pour me souvenir de ce qui compte et ce qui pourrait rendre ma vie un peu plus harmonieuse et sereine au quotidien.

J’ai écrit cette nécessité à affronter ses peurs et à se faire confiance. Ce besoin aussi de ralentir, de s’écouter et d’accepter ses failles et sa fragilité. Ce besoin de se recentrer sur l’essentiel et d’apprendre à s’aimer. C’était un texte à la fois, je crois, pudique et personnel. Un texte aussi, et finalement, où l’on est nombreux à se retrouver.

J’ai imprimé l’affiche et je l’ai accrochée au dessus de mon bureau.

 

Après avoir écrit ces vœux et quelques jours après être rentrée du Mexique, j’ai fait un premier pas. J’ai proposé l’affiche Vivre à la vente. Cela peut sembler un petit rien mais cela m’effrayait pourtant beaucoup. Je ne savais pas si j’étais légitime. J’ai une formation en lettres, en philosophie et dans le web. Les documents imprimés – le print – restent un petit rêve que je touche parfois du doigt, mais et jusque là, toujours, en me faisant accompagner. Cela faisait des années que je voulais me lancer et que je repoussais en trouvant toujours de parfaites excuses.

Un dimanche soir et sur un coup de tête, j’avais osé en me disant qu’il était l’heure de mettre en pratique les vœux que je venais de rédiger. J’avais créé, en quelques heures, l’atelier en ligne, ouvert un compte Paypal pro et passé quelques commandes pour l’impression et l’expédition. C’était un défi de moi à moi. Je me disais que si j’arrivais à dépasser ma peur cette fois-ci, je pourrais la dépasser pour beaucoup de choses. Je savais aussi que c’est souvent la première marche qui semble la plus haute. Ce soir-là, je m’étais endormie le sourire aux lèvres et en tremblant beaucoup.

Il y a eu ensuite vos mots, vos encouragements et un mois de décembre rassurant et réconfortant. Il y a eu vos commandes et vos photographies quand vous les receviez. Et en parallèle, mon cœur qui se mettait à chaque fois à battre un peu plus fort à chaque message. Les mercis, par poignées, que je parsemais dans chaque commande. Une petite mécanique s’est mis doucement en place au fil des jours. J’ai appris à expédier des commandes et à m’éloigner de l’ordinateur la journée. A faire, avec amour, vos petits paquets. Je suis allée à la poste chaque jour ouvré de décembre. J’ai plié, écrit, souri.

Et puis, il y a eu ce premier dimanche matin de 2017. Quand je me suis réveillée, j’avais des dizaines de notifications sur mon téléphone. Durant la nuit du premier janvier, il s’était passé quelque chose d’incroyable et d’un peu magique : mes vœux avaient été partagés par des milliers de personnes et j’avais des mercis qui arrivaient d’un peu partout. Des messages qui me disaient que mes mots faisaient du bien, qu’ils étaient rassurants et bienveillants, qu’ils disaient l’essentiel. Vous étiez aussi, et tout à coup, plus de 10 000 à aimer la page Facebook.

Ce premier janvier, je me retrouvais avec mes mots partagés dans le monde entier et je me disais encore un peu plus que la veille que les rêves étaient faits pour être réalisés et qu’il fallait y croire pour mille. Je me suis dit que 2017 serait à cette image-là : magique, inattendu et surprenant.

Je ne sais pas vraiment de quoi 2017 sera fait, mais je sais la beauté et la magie de la vie. Je sais l’importance de croire en ses rêves et de faire le premier pas pour les réaliser.
Pour 2017, je vous souhaite de croire en vous et de réaliser ce qui fait battre votre cœur un peu plus fort chaque jour. C’est l’essentiel. Je vous souhaite tout ce que j’ai pu me souhaiter et m’écrire. Je vous le souhaite en lettres capitales.