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Le journal de bord

Histoires, inspirations et coulisses
de Les mots à l'affiche

Bienvenue dans le journal de bord de Les mots à l’affiche.


Ici, je vous raconte les histoires derrière les affiches typographiques, les coulisses de l’atelier et  les inspirations quotidiennes qui nourrissent mes créations. 

C’est un espace d’exploration et d’échange. 

Une femme aux cheveux longs sourit devant un fond rouge, tenant un cadeau.

May Lopez

Fondatrice de Les mots à l'affiche

Je m’appelle May. Je suis la fondatrice de Les mots à l’affiche

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l’humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.

Et vous, en quoi croyez-vous ? 

Le club privé

Le club est un espace d’exploration et d’échanges

On y parle littérature, entrepreneuriat et créativité. On parle d’amour et rencontres qui éclairent et font battre le coeur un peu plus fort. On s’étonne de la poésie du quotidien et de la beauté des premières fois. On est passionnés, fous et idéalistes. On s’y dévoile vulnérables et sincères. On tremble, on rit, on aime. On a la tête dans les étoiles.

On a des rêves qui n’attendent que d’être réalisés.

Note de rentrée

Une femme est assise sur un lit blanc, un ordinateur portable sur les genoux, avec un chien couché à côté d'elle. On aperçoit une lumière en forme d'étoile et un texte encadré sur le mur en arrière-plan.

En ce moment, je voyage en zone trouble.

Mon fils est à la crèche depuis le début du mois de septembre. J’ai à nouveau du temps, et un espace calme pour écrire et travailler. Ce temps et ce silence qui m’ont tant manqué depuis sa naissance. Quel luxe, quelle joie.

J’ai l’impression d’avoir tout à écrire, tout à faire, tout à créer. C’est à la fois vertigineux et grisant.

Un bureau, un carnet, une page blanche. Je me retrouve. Ma créativité se réveille. J’ai l’impression de prendre un café avec un vieil ami que j’ai envie de serrer dans mes bras.

Depuis le début de l’année, Valentin m’accompagne sur la partie web. On travaille ensemble sur la refonte de la boutique en ligne.

Il y a 8 ans, le site avait été mis en ligne avec vingt affiches. Puis, j’ai poussé les murs pour en faire rentrer plus de 500. Dans l’urgence, je n’ai jamais pris le temps de repenser ni l’ergonomie ni l’expérience utilisateur.

Cela me fait du bien d’avoir aujourd’hui un site à l’image de la marque. Un site confortable, où je me sens bien, et où, je l’espère, vous vous sentirez bien, vous aussi. Je sais la patience dont vous avez parfois fait preuve pour réaliser une commande.

Je voudrais aussi en profiter pour retravailler la papeterie qui accompagne les colis.

Je n’ai pas encore finalisé la nouvelle collection. Je suis en (très !) retard. Et vous savez quoi ? Pour la première fois, je suis d’accord avec ça – sauf quand je regarde mon compte en banque.

Un pas après l’autre. Je vais à mon rythme. Personne ne meurt, rien ne brûle, après tout.

Je reprends le rythme avec beaucoup de plaisir, tout en évitant de courir et de me brûler les ailes, comme je l’ai beaucoup trop fait par le passé.

Cette nouvelle collection parle d’amour. De celui que l’on hérite, qui traverse une existence, et que l’on lègue.

Dans les choses chouettes à faire : développer à nouveau le réseau de points de vente, et mettre à l’affiche les mots de personnes talentueuses. Les vôtres, peut-être ?

Voilà. Nous sommes le 17 septembre, et je suis très heureuse d’être face à mon ordinateur, emmitouflée de silence, et de vous écrire.

Bonne journée, bonne rentrée !

Cette affiche a 10 ans

Une femme est assise sur un sol à carreaux et lit un cahier, entourée de grandes feuilles imprimées sur lesquelles figurent des phrases de motivation en français.

Cette affiche, je l’ai écrite il y a dix ans.

Je l’ai écrite alors que je me séparais de mon premier grand amour. Pour me donner de la force et du courage. Pour me promettre que la vie était devant moi. Que ça irait. Que la vie continuait, après tout.

Je me sentais au bord d’un précipice et j’avais très peur. C’était sûrement ce que je considérais alors comme mon premier échec.

Alors j’ai écrit ce texte Vivre, sans savoir qu’il deviendrait une affiche,  comme une formule magique, que l’on relit encore, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle devienne vraie. Je l’ai écrite parce que je n’y croyais plus vraiment. Et que, dans ces moments-là, écrire est la seule chose que je sais faire. Écrire, imaginer, rêver d’un ciel bleu.

Et puis, vous êtes combien à l’avoir lue, achetée, offerte ? Je ne sais pas. Combien d’entre vous cette affiche a-t-elle aidés ? Je l’ignore. Je n’ai pas de chiffres. Je n’ai jamais compté. Mais j’imagine que ce sont plus de 20 000 exemplaires qui ont été imprimés au fil des années. Peut-être 50 000. Peut-être davantage.

Elle s’est retrouvée au sein de milliers de maisons, mais aussi dans des magazines, des hôtels, sur des abribus, et jusque sur des cartes postales diffusées dans des musées et lieux culturels de Toulouse pour célébrer la nouvelle année. Elle a été partagée par de nombreuses personnalités, sans que je m’y attende. Dix ans plus tard, elle est à la vente dans plus de 300 points de vente. Incroyable, non ?

Cette affiche a eu une vie folle.

Une vie que je n’aurais jamais imaginée si, il y a dix ans, on me l’avait racontée. Grâce à elle, j’ai créé deux ans plus tard Les mots à l’affiche.

C’est vertigineux, de voir ce que la vie nous offre quand on va au plus mal.

À quoi ressembleront les dix prochaines années de Les mots à l’affiche ? À quoi ressembleront mes dix prochaines années ?

Je ne sais pas. Je sens que beaucoup de choses changent en ce moment. Mais je sais déjà qu’elles seront plus surprenantes que tout ce que je peux imaginer. Et ça, c’est une excellente nouvelle.

 

 

 

7 ans, déjà

En 2018, je lançais Les mots à l’affiche, ce projet né d’un rêve de petite fille : vivre d’amour, de poésie et de beaux mots. 

Rendre la littérature accessible à tous, la faire rentrer dans chaque foyer. 

Je ne savais pas où j’allais, mais j’y allais quand même — le sourire aux lèvres, avec l’enthousiasme et la naïveté des premières fois.

Depuis ce jour, je veille sur ce projet comme sur une part de moi. Je grandis avec lui. 

Sept ans d’affiches, d’auteurs, de mots choisis avec soin. 

Sept ans à chercher la justesse, la lumière, l’émotion.

Sept ans à m’entourer de poésie et de personnes incroyables. Talentueuses.

Sept ans à écrire, imprimer, emballer, imaginer, rêver, à échanger avec vous sur la force et le pouvoir des mots dans votre quotidien. 

Le chemin n’est pas toujours simple. Il a été particulièrement sinueux cette année – la crise économique, la fatigue et le manque de temps lié à la maternité. Je m’y étais préparée. Je savais qu’il faudrait redoubler de force pour trouver l’équilibre entre ma vie professionnelle et celle de jeune maman.

Je n’avais pas mesuré l’ampleur du défi.

Douze mois de remises en question, de réajustements, de culpabilité chevillée au corps et de priorités bousculées. Douze mois à découvrir la force et la puissance des mères depuis la nuit des temps, douze mois à être accompagnée de mots d’autres mères. 

2025 a été une année de mouvement, de recherche d’équilibre. Une année de mutation et de transformation. J’ai appris à mieux me connaitre et à redéfinir mes priorités et mes limites. 

Ce lundi, j’ai le sourire en vous écrivant.

Je fais le bilan : tant de mots et de rencontres ont vu le jour au coeur de cette année tempétueuse. Je me sens plus forte.

La collection Les jours imparfaits a vu le jour en septembre, après des mois à ne plus parvenir à écrire — une collection qui me ressemble plus que jamais, pleine de douceur, de lucidité et de vulnérabilité. Pleine d’une force et sensibilité nouvelle. 

Je m’y sens alignée. À ma place.

J’ai renouvelé la collaboration avec La Kube, travaillé à nouveau avec Choose et Les Bienfaiteurs. J’ai continué à tisser ce réseau de 350 points de vente en France, en Belgique et en Suisse. 

J’ai travaillé sur une meilleure expérience client. J’ai fait pour la première fois des lectures d’affiches sur Instagram et quelques videos. J’ai mis en place la possibilité d’éditer vos mots à l’image d’une maison d’édition poétique

Je me suis fait accompagner afin de mieux structurer mon entreprise. Il était temps. 

J’ai changé de comptable en début d’année, revu mes process, retravaillé mes objectifs et priorités. Je suis sortie de ma zone de confort. J’ai regardé mes faiblesses droit dans les yeux. J’ai augmenté mes tarifs pour préserver la qualité, l’équité, et l’avenir de Les mots à l’affiche. J’ai créé et lancé le site BtoB pour les revendeurs

Dans l’ombre, j’ai beaucoup pleuré et douté. J’ai passé des jours et des nuits à tout remettre en question et à chercher ma place et légitimé. J’ai cherché, fouillé, analysé. J’ai fait du sport, beaucoup de sport. J’ai couru pour ralentir, pour me recentrer, pour prendre du temps pour moi. Mon bébé m’a empêchée de dormir durant des mois et la fatigue n’aide en rien. 

En janvier dernier, j’ai commencé à faire garder mon bébé. J’ai alors partagé notre appartement entre mon fils, sa nounou et Satine. Nous étions nombreux, trop pour moi qui suis introvertie et qui puise mon énergie dans le calme et le silence. 

Cette période m’a poussée dans mes retranchements, et m’a forcée à trouver, en moi, une force et un silence insoupçonnés – ou dans les cafés en bas de la rue. 

Fin juin est vite arrivé. Notre nounou est partie en vacances. J’ai jonglé comme j’ai pu. Et au milieu de l’été, j’ai décidé de poser les affiches dans un coin et de profiter pleinement de mon bébé. J’ai pris des vacances comme je ne me l’étais jamais autorisé depuis quinze ans à mon compte. La seule chose que j’ai faite ? Ecrire, écrire la nouvelle collection durant ses siestes.

En septembre, Satine a terminé son alternance. La nouvelle collection est sortie. Le site pour les revendeurs aussi. 

Depuis septembre, mon fils est gardé toute la semaine par une nounou à son domicile. De 9h30 à 16h, du lundi au jeudi, je suis à nouveau seule à l’atelier. Dans le silence.

Je retrouve Les mots à l’afficheJe retrouve mon énergie et mes mots. Je retrouve mon ambition. Je trouve la joie de créer et de me concentrer. Je puise dans mon désir que mon fils soit fier de sa maman, quand il sera grand, une grande force.

Cette année, j’ai appris à ralentir pour mieux créer. Pour écrire. À réinventer ma façon de travailler avec un nouveau né. À faire grandir Les mots à l’affiche sans m’y perdre, sans m’y confondre. J’ai appris à mieux me connaître. 

Aujourd’hui, Les mots à l’affiche fête ses 7 ans et mon coeur bat toujours aussi fort à l’idée de faire grandir ce projet. 

Sept ans d’essais, d’erreurs, de renaissances.

Sept ans de rêves, de projets, de poésie. 

Sept ans à grandir en même temps que ce projet fou. 

Sept ans à vivre d’amour, de mots et de poésie. 

Sept ans à croire qu’un mot bien choisi peut changer un jour entier. Et parfois, même une vie. 

J’ai appris que tout ne se mesure pas en chiffres, mais en élans, en rencontres, en lumière partagée.

J’ai appris tant de choses cette année. Et j’ai encore tant à apprendre.

Les mots à l’affiche vit à travers vous, vos murs, vos cadeaux, vos histoires.

Alors, avant d’écrire les prochaines pages, je voulais simplement dire : merci.

Merci, 

Merci d’être là depuis sept ans. 

Merci de nous faire confiance. 

Merci de prendre soin de mes mots. 

Merci de rendre mes rêves possibles. 

Merci de croire en nous.

Merci de parler de nous.  Merci, merci, merci. 

Merci. 

May, fondatrice de Les mots à l’affiche 

PS : Je ne sais pas encore si je parviendrai à redresser Les mots à l’affiche après plusieurs saisons en pointillés.

Je sais, en revanche, que j’ai tout fait pour maintenir l’entreprise à flot — avec les moyens, le temps, et la force que j’avais. Je sais aussi que je continuerai, du mieux que je le peux.

Et, pour la première fois de ma vie, je me sens fière de moi. Fière d’avoir tenu, fière d’avoir jonglé entre ma vie de maman et mon entreprise, fière d’avoir continué à créer malgré la fatigue. Et c’est drôle de l’être en ce moment, je n’ai jamais frôlé un précipice d’aussi près.

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Prendre le large

Affiche avec texte français en caractères gras et réguliers, comportant des phrases sur la mer, la liberté, la poésie et le choix d'un nouveau chemin, disposées dans une mise en page visuellement dynamique.
Des bâtiments blancs aux toits orange bordent une ville côtière avec une église sur une colline, de petits bateaux flottent sur l'eau bleue sous un ciel partiellement nuageux.

Je ne vous ai pas écrit vendredi dernier. 

Je conduisais. S’il y a bien une chose que j’aime dans la vie, c’est partir sur un coup de tête. Faire mon sac en quelques minutes, me retrouver dans la voiture et ne pas m’arrêter jusqu’à ce que le ciel soit bleu. Ne pas réfléchir, réserver une première nuit d’hôtel sur la route.

Faillir jaillir, dans mon quotidien, la liberté, la joie et la légèreté.

Sur le chemin, tout semble alors possible. 

D’abord, la mer. Et puis, on verra.

Ouvrir les fenêtres. Chanter. Balancer le stress, les urgences et les angoisses sur le trajet. Laisser la lumière d’un autre pays me bercer et me ramener à l’essentiel. Parler une autre langue pour mettre de la distance sur son quotidien. 

D’abord, la mer. Et puis, on verra.

Je suis rentrée de Cadaqués reposée, allégée, hâlée. Avec du sel sur la peau et des mots plein les poches.

Je ne suis pas rentrée transformée, mais plus alignée et reposée. 
J’ai des idées toutes neuves, et une énergie retrouvée, pour  le mois de juin.


C’est peut-être, à mes yeux, la plus grande difficulté quand on entreprend : parvenir à vraiment déconnecter. 
Encore plus en temps de crise. Quand chaque jour semble compter double.
Il y a cette injonction silencieuse : faire, produire, avancer. Tester. Corriger. Comprendre. Être là. 
Être là pour ne pas regretter. Pour ne pas culpabiliser. Pour donner le meilleur de soi-même. 

Je n’ai pas réussi à couper plus de 48 heures après mon accouchement.
J’avais peur de tout rater. De ne pas y arriver. De perdre ce que j’avais mis tant d’années à construire – mon premier bébé, mon entreprise. Je voulais concilier l’impossible. Je voulais que mon bébé ait une maman présente, et qui arrive à jongler avec son travail.  

Alors, j’ai continué à faire ce que je savais faire de mieux : travailler.
J’ai travaillé à chacune de ses siestes. En allaitant. En cuisinant. La nuit. 
J’ai travaillé chaque fois que mon bébé me laissait un interstice de liberté.

Et si mes amis me disaient de ralentir, c’était la seule chose qui m’apaisait.
C’était une manière de rester debout, ou plutôt de continuer à faire tenir Les mots à l’affiche. A ne pas choisir. 

On connaît tous l’importance du repos chez les sportifs. On oublie que l’entrepreneuriat, lui aussi, est une course de fond.

Alors ce week-end, j’ai fait ce que je n’avais pas osé depuis longtemps : j’ai coupé. 
Et je me suis retrouvée.

J’espère que vous allez bien, et que ce mois de juin ne vous engloutit pas trop face au mille et une choses à faire avant la fin de l’année scolaire. Je pense fort à vous qui courrez partout, et qui avez pris malgré tout quelques minutes pour lire ce mail. Respirez, tout ira bien.  

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