Le journal de bord

Histoires, inspirations et coulisses
de Les mots à l'affiche

Bienvenue dans le journal de bord de Les mots à l’affiche.


Ici, je vous raconte les histoires derrière les affiches typographiques, les coulisses de l’atelier et  les inspirations quotidiennes qui nourrissent mes créations. 

C’est un espace d’exploration et d’échange. 

Une femme aux cheveux longs sourit devant un fond rouge, tenant un cadeau.

May Lopez

Fondatrice de Les mots à l'affiche

Je m’appelle May. Je suis la fondatrice de Les mots à l’affiche

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l’humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.

Et vous, en quoi croyez-vous ? 

Le club privé

Le club est un espace d’exploration et d’échanges

On y parle littérature, entrepreneuriat et créativité. On parle d’amour et rencontres qui éclairent et font battre le coeur un peu plus fort. On s’étonne de la poésie du quotidien et de la beauté des premières fois. On est passionnés, fous et idéalistes. On s’y dévoile vulnérables et sincères. On tremble, on rit, on aime. On a la tête dans les étoiles.

On a des rêves qui n’attendent que d’être réalisés.

Ici, on fait de notre mieux

Un chien est assis dans le panier en osier Tu mérites un amour, sous un mur où se trouvent des gravures encadrées et une étagère contenant deux peignoirs ; un autre panier avec un coussin se trouve à proximité.

Pendant longtemps, j’ai voulu écrire, inconsciemment, sur les familles « parfaites ». J’ai cherché à lisser les textes, à gommer les zones d’ombre. Je pensais que ne pas les écrire les ferait disparaître. Je voulais écrire des affiches inspirantes pour viser un mieux-être. 

Et puis, l’année dernière, après avoir accouché, je me suis rendue compte combien ces mots parfaits pouvaient blesser. Je les ai trouvés si décalés avec ma propre réalité.

Je me souviens très bien de ce moment où je ne me suis plus reconnue dans mes propres mots. J’avais l’impression de jouer le jeu d’Instagram, de ses filtres, de ses maisons toujours rangées, de ses vies toujours maîtrisées.

Je ne veux pas que mes affiches génèrent de la culpabilité. Ni ce sentiment de ne pas être « assez bien ». J’ai passé plusieurs mois, entre l’hiver et le printemps dernier, à ne plus arriver à écrire. A ne plus savoir ni quoi écrire, ni comment. Je ne parvenais plus à trouver le ton juste. Entre transparence, authenticité… et des mots que l’on a envie d’afficher pour aller bien, pour aller mieux. Pour s’inspirer. 

Et puis, l’été dernier, j’ai commencé à écrire autrement. J’ai puisé dans l’intime et dans mes émotions. J’ai puisé, comme chaque fois, dans ce qui me touche, et ce qui me meut au quotidien. Je crois ne pas savoir créer autrement. 


Et j’ai écrit. J’ai écrit la beauté des jours imparfaits et brouillonsJ’ai cherché la poésie dans les débordements, dans les oublis, dans les soirs où tout ne roule pas comme on voudrait. 

C’est comme ça que cette affiche est née. Et puis, toute la collection Les jours imparfaits. Je l’ai écrite pour moi, pour toutes mes amies parfaitement imparfaites. Je l’ai écrit pour vous : pour vous rappeler votre force et votre puissance. 

J’ai le droit d’exister en grand


L'affiche de motivation française encadrée "Tu mérites un amour" est posée contre un mur blanc dans une pièce ensoleillée avec du parquet et un radiateur.

J’ai le droit de prendre ma place. D’exister en grand.

Ce message me bouleverse à chaque fois que je le lis.

J’ai longtemps eu l’impression qu’il fallait que je prenne le moins de place possible.

Pour ne pas déranger. Pour ne pas inquiéter. Pour m’adapter aux autres. Pour les soutenir. Pour ne pas contrarier, énerver. Pour les écouter, les entourer, sans trop faire de bruit.

Pour, peut-être, finalement être aimée.

Au restaurant, si l’on me demande où je souhaite m’installer, je choisis toujours une table dans un coin. Un peu à l’ombre. Là où je peux observer et écouter le monde sans vraiment en faire partie, sans prendre trop de place. 


Sur le trottoir ou en voiture, c’est systématiquement moi qui me décale et me tasse pour laisser passer la personne, sans déranger. 

Mais comment apprend-on à prendre sa place ?

Comment apprend-on à exister en grand, à lever la voix sans s’excuser ?

À vivre sans chuchoter ? À aimer sans s’oublier, sans s’excuser d’exister ?

A définir, et imposer quand cela est nécessaire, ses limites ? 

Je n’ai pas toutes les réponses. Je sais que c’est un cheminement long et complexe. Qu’il faut déconstruire des années d’habitudes invisibles. Qu’il faut gommer cette pensée idiote que la vie – et souvent l’avis – de l’autre est plus importante que la nôtre. 

Je sais aussi que les personnes qui nous entourent jouent un rôle précieux sur ce chemin-là. Que c’est grâce à elles que l’on ose, doucement, prendre sa place. 

Rappelez-vous cette phrase de Ben Mazue : « Entourez-vous de personnes qui vous acceptent, vous pardonnent et vous subliment. ».

Et c’est peut-être le plus importante à retenir : vous méritez d’être aimé comme vous êtes. Vous méritez d’exister sans vous excuser de prendre votre place. 

Et je crois profondément qu’avoir ces mots sous les yeux, au quotidien, peut nous rappeler, doucement mais fermement, que nous avons le droit d’exister en grand.

Je vous souhaite un journée à vivre pleinement, 

L’intime est politique

Je voulais vous écrire ce message aujourd’hui.

Depuis la publication de mon bilan personnel et intime de 2025, j’ai reçu beaucoup de mails. Des messages de mères, de femmes, d’entrepreneurs, de personnes qui se sont reconnues dans ces mots.

J’ai tout lu. Hier, ce matin encore. Lentement. Avec émotion. Même si je n’ai pas encore eu le temps de répondre à  chacune. Je voulais  vous dire remercier.

Vos messages me donnent envie d’oser davantage. D’oser dire, écrire, verbaliser ce qui tord le ventre et serre parfois le coeur.

Ils renforcent une conviction profonde qui m’habite depuis longtemps : je crois profondément que l’intime est politique.  Que raconter ce que l’on vit, sans le lisser, sans le déguiser, est déjà une manière de résister. De faire face. 

Je sais la difficulté de fermer la porte quand on a des enfants, pour s’accorder un espace à soi, du temps à soi. Et je sais aussi combien il est difficile de l’ouvrir quand il s’agit d’évoquer sa vie privée, sa fatigue, sa santé mentale.

Vos mots et confidences me rappellent que ces tension sont partagées. Et que les exprimer nous relie. En vous lisant, une chose s’est imposée très clairement : nous ne sommes pas seules.

Nous ne l’avons jamais été. Nous sommes des milliers, depuis la nuit des temps.  

Et cette certitude-là me donne envie d’approfondir ce sujet, de ne pas le refermer trop vite cette porte, de continuer à en parler avec justesse et attention.

Merci pour votre confiance. Même quand je ne réponds pas immédiatement, vos messages restent avec moi.

Bilan 2025

Cinq photos : une personne en train de lire, un enfant sur les épaules de quelqu’un, un littoral rocheux, une personne regardant par la fenêtre et une route avec des montagnes, toutes prises à la lumière naturelle.

J’ai  hésité à publier ce bilan.
Puis j’ai décidé de le laisser tel qu’il est.

2025 a été une année difficile, exigeante, vertigineuse. Ma première année entière en tant que mère. Une année faite de fatigue, de doutes, mais aussi de  joies nouvelles, de gestes répétés, et d’un chemin plus léger et apaisé qui s’est dessiné au fil des mois. 

L’année précédente, je n’avais pas trouvé ni le temps ni la force d’écrire le bilan de 2024. Retrouver aujourd’hui le goût  de l’introspection et de l’écriture me rend profondément heureuse.

Je me suis offert une journée pour mettre des mots sur cette traversée. Sans l’adoucir. Sans la dramatiser non plus. Juste tenter de l’écrire, comme elle a été. Je l’ai fait pour moi, pour me souvenir. Je l’ai fait pour conserver une trace pour mon fils quand il sera grand si cela l’intéresse. 

Je l’ai publié, enfin, parce que je crois profondément à la nécessité de ne pas partager une réalité factice où tout est réussite et facile. Je crois à ma responsabilité en tant que mère et entrepreneur de ne pas gommer la difficulté du quotidien. 

J’ai choisi de le publier sur Vie de miettes, mon blog personnel, cet espace intime où je me raconte avec plus de liberté depuis plus de quinze ans. 

Si vous avez envie de lire ce bilan, il est ici : https://viedemiettes.fr/2026/01/14/2025-une-annee-de-traversee/

Merci d’être là, de lire, de m’encourager. Ça compte plus que vous ne l’imaginez.

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