
J’ai le droit de prendre ma place. D’exister en grand.
Ce message me bouleverse à chaque fois que je le lis.
J’ai longtemps eu l’impression qu’il fallait que je prenne le moins de place possible.
Pour ne pas déranger. Pour ne pas inquiéter. Pour m’adapter aux autres. Pour les soutenir. Pour ne pas contrarier, énerver. Pour les écouter, les entourer, sans trop faire de bruit.
Pour, peut-être, finalement être aimée.
Au restaurant, si l’on me demande où je souhaite m’installer, je choisis toujours une table dans un coin. Un peu à l’ombre. Là où je peux observer et écouter le monde sans vraiment en faire partie, sans prendre trop de place.
Sur le trottoir ou en voiture, c’est systématiquement moi qui me décale et me tasse pour laisser passer la personne, sans déranger.
Mais comment apprend-on à prendre sa place ?
Comment apprend-on à exister en grand, à lever la voix sans s’excuser ?
À vivre sans chuchoter ? À aimer sans s’oublier, sans s’excuser d’exister ?
A définir, et imposer quand cela est nécessaire, ses limites ?
Je n’ai pas toutes les réponses. Je sais que c’est un cheminement long et complexe. Qu’il faut déconstruire des années d’habitudes invisibles. Qu’il faut gommer cette pensée idiote que la vie – et souvent l’avis – de l’autre est plus importante que la nôtre.
Je sais aussi que les personnes qui nous entourent jouent un rôle précieux sur ce chemin-là. Que c’est grâce à elles que l’on ose, doucement, prendre sa place.
Rappelez-vous cette phrase de Ben Mazue : « Entourez-vous de personnes qui vous acceptent, vous pardonnent et vous subliment. ».
Et c’est peut-être le plus importante à retenir : vous méritez d’être aimé comme vous êtes. Vous méritez d’exister sans vous excuser de prendre votre place.
Et je crois profondément qu’avoir ces mots sous les yeux, au quotidien, peut nous rappeler, doucement mais fermement, que nous avons le droit d’exister en grand.
Je vous souhaite un journée à vivre pleinement,