L’intime est politique
Je voulais vous écrire ce message aujourd’hui.
Depuis la publication de mon bilan personnel et intime de 2025, j’ai reçu beaucoup de mails. Des messages de mères, de femmes, d’entrepreneurs, de personnes qui se sont reconnues dans ces mots.
J’ai tout lu. Hier, ce matin encore. Lentement. Avec émotion. Même si je n’ai pas encore eu le temps de répondre à chacune. Je voulais vous dire remercier.
Vos messages me donnent envie d’oser davantage. D’oser dire, écrire, verbaliser ce qui tord le ventre et serre parfois le coeur.
Ils renforcent une conviction profonde qui m’habite depuis longtemps : je crois profondément que l’intime est politique. Que raconter ce que l’on vit, sans le lisser, sans le déguiser, est déjà une manière de résister. De faire face.
Je sais la difficulté de fermer la porte quand on a des enfants, pour s’accorder un espace à soi, du temps à soi. Et je sais aussi combien il est difficile de l’ouvrir quand il s’agit d’évoquer sa vie privée, sa fatigue, sa santé mentale.
Vos mots et confidences me rappellent que ces tension sont partagées. Et que les exprimer nous relie. En vous lisant, une chose s’est imposée très clairement : nous ne sommes pas seules.
Nous ne l’avons jamais été. Nous sommes des milliers, depuis la nuit des temps.
Et cette certitude-là me donne envie d’approfondir ce sujet, de ne pas le refermer trop vite cette porte, de continuer à en parler avec justesse et attention.
Merci pour votre confiance. Même quand je ne réponds pas immédiatement, vos messages restent avec moi.


