Histoires, inspirations et coulisses de Les mots à l'affiche
Bienvenue dans le journal de bord de Les mots à l’affiche.
Ici, je vous raconte les histoires derrière les affiches typographiques, les coulisses de l’atelier et les inspirations quotidiennes qui nourrissent mes créations.
Je m’appelle May. Je suis la fondatrice de Les mots à l’affiche.
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l’humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.
Le club est un espace d’exploration et d’échanges.
On y parle littérature, entrepreneuriat et créativité. On parle d’amour et rencontres qui éclairent et font battre le coeur un peu plus fort. On s’étonne de la poésie du quotidien et de la beauté des premières fois. On est passionnés, fous et idéalistes. On s’y dévoile vulnérables et sincères. On tremble, on rit, on aime. On a la tête dans les étoiles.
On a des rêves qui n’attendent que d’être réalisés.
Les derniers jours ensoleillés, les derniers cafés en terrasse, et avec eux, les dernières affiches que j’emballe pour vous.
Il y a plus d’un an, je découvrais, sous le ciel printanier du mois de mars, Les mots à l’affiche, May, et vous. Grâce à vous, j’ai pu redécouvrir le pouvoir des mots, de la douceur et la valeur des choses faites avec soins.
Après une année de mots doux, d’échanges et de partage, une aventure se termine. C’est bien sûr avec une pensée pour vous, pour May, pour mes premières affiches, et pour la poésie, que je pars aujourd’hui.
Comme à chaque page qui se tourne, chaque rupture, et chaque changement, le vide s’installe pour laisser la place à de nouvelles expériences.
Le plus beau est encore à venir, pour moi, mais aussi pour vous, j’en suis sûre.
Qui sait, peut-être nous recroiserons nous un jour pour partager encore quelques mots ?
Alors voilà. Ça y est. La nouvelle collection est en ligne. Elle s’appelleLes jours imparfaits.
Cela fait des mois que je travaille dessus, souvent en grappillant des heures entre deux siestes, le soir quand la maison s’apaise, le matin avant que ma famille s’éveille. Cet été, j’ai jonglé entre mon fils et mon travail. Et aujourd’hui, je suis si heureuse et fière d’y être arrivée.
Mon tout petit a commencé l’adaptation chez sa nounou lundi. Tout se passe bien. On y va en douceur. Je me mesure ma chance de pouvoir adapter mon emploi du temps.
Je suis émue de le voir joyeux et confiant pour tisser ce nouveau lien. Je suis fière de lui, de nous, de cette façon sereine qu’il a d’appréhender le monde. Il a tant à m’apprendre.
Le week-end dernier, nous avons tourné une vidéo avec Marion, mon amie et photographe prodigieuse. Cela faisait des années que j’avais en tête de lire mes affiches à voix haute, avec une video en fond. J’ai repoussé par peur. C’est toujours difficile de sortir de sa zone de confort. Cette fois, je l’ai fait. Et je suis heureuse de sentir que j’avance. Que j’ose, que je grandis. Vous pouvez voir la video sur Instagram. C’est la première d’une longue série.
J’ai l’impression qu’une page se tourne.
Que je me retrouve enfin, créative, enthousiaste et ambitieuse. Comme maman, plus apaisée, aussi.
Je mesure tout ce que j’ai porté sur mes épaules cette année. La force qu’il m’a fallu pour écrire, créer, travailler malgré les nuits hachées, malgré un post-partum, malgré la crise économique tout en tendant de rester positive et le plus possible auprès de mon fils.
J’ai douté, souvent. J’ai beaucoup pleuré. Mon moral a fait des montagnes russes. Je découvre aujourd’hui de la force que j’ai puisé pour continuer à tenir debout et à sourire, malgré tout, chaque matin à mon fils.
J’ai l’impression de sortir la tête de l’eau après des mois sans respirer.
Et je crois que le meilleur est devant nous maintenant. On m’a tellement répété que tout passe – sauf l’amour. Je le sais maintenant.
J’ai hâte d’écrire, de créer, de vivre les prochains mois. De construire la suite de Les mots à l’affiche. Dans quelques semaines, nous fêterons les 7 ans déjà.
La fin de l’année sera dédiée à la prospection pour trouver les nouveaux points de vente qui pourraient accueillir Les mots à l’affiche.
Et surtout, j’ai très envie de partager tout cela avec vous.
Cette collection est née du désir de célébrer les jours imparfaits.
Elle est née dans les listes que l’on recommence sans cesse, dans les phrases que l’on n’a pas eu le temps de finir. Dans les oublis, les doutes et les nuits trop courtes. Elle est née de ces journées brouillonnes où l’on fait tout un peu de travers, où le salon ressemble à un lendemain de fête, et où le coeur déborde.
Elle est née de là, précisément : de ce que l’on ne montre pas.
La collection prend racine dans la vie réelle. Cette vie où l’on hésite, trébuche, apprend. Cette vie où se glissent, toujours, au milieu de la fatigue et de la course folle ; des éclats de lumière, de poésie et d’amour. Ce presque rien, qui, tout à coup, éclaire notre ciel.
Loin des injonctions, Les jours imparfaits oscille entre l’intime et l’universel. C’est une collection sincère, authentique, sensible. En exposant nos fêlures et notre vulnérabilité, j’ai voulu révéler et sublimer notre humanité.
Après un mois loin des réseaux, j’ai retrouvé mardi ma nounou formidable et un peu de temps pour moi. Pour Les mots à l’affiche. Pour rêver et écrire à nouveau.
C’est la première fois que je m’arrête aussi longtemps. C’est beau de voir son enfant grandir. D’être là, ensemble, 24h sur 24, collé-serré. C’est aussi compliqué. Parce que cela signifie mettre son travail de côté. Mettre son élan et son ambition sur pause. Mettre une partie de soi entre parenthèses.
À la rentrée, mon fils sera gardé hors de la maison, par une assistante maternelle.
Ce n’est pas une décision facile, c’est une décision nécessaire. Pour ma santé mentale. Pour mon équilibre. Pour ma joie de continuer à faire grandir Les mots à l’affiche.
Pour mon énergie lorsque je suis à ses côtés. Pour que mon fils soit fier de sa maman dans quelques années.
Et c’est de cela dont j’avais envie de vous parler aujourd’hui. De la vraie vie, des choix que l’on fait, de la culpabilité, de ce que l’on montre et de ce que l’on cache.
Je travaille depuis plusieurs semaines sur la nouvelle collection de septembre. Elle est différente. Plus vraie. Plus réaliste. Plus honnête.
Je me suis beaucoup interrogée sur le sens de ce que je fais. Sur ce que je montre ici. Sur ce que je gomme. Sur ce que j’écris et que vous choisissez parfois d’afficher dans vos intérieurs. Sur ce que je cache, volontairement, aussi. Sur ma responsabilité.
Je sais le pouvoir des mots. Je ne veux plus participer à cette illusion de perfection qui fait mal. Celle qui écrase plus qu’elle n’inspire.
Cette année a été difficile. Je crois que vous êtes nombreux à vous en être douté – à en croire vos réponses si justes à mes mails. Je me suis souvent demandé ce que j’avais le droit de dire et d’exposer. Ce que je pouvais partager. Sur les limites, et sur la frontière ténue entre l’intime et l’universel. Et ce que je devais garder pour moi. J’ai souvent écrit à demi mots. Certaines anecdotes sont restées silencieuses par pudeur pour mes proches. J’ai gommé des détails. Mais d’autres, je les ai tues pour préserver l’image de quelqu’un qui réussit, qui “gère”, pour conserver l’image d’une femme inspirante et battante envers et contre tout.
J’ai souvent pensé que l’on pouvait tout écrire une fois que qu’on avait “réglé le problème”. J’ai sûrement eu tord et manqué de confiance.
Cette collection, je l’ai écrite autrement. Pas pour donner des leçons. Mais pour dire : moi aussi.
Moi aussi, j’oublie le goûter. Moi aussi, je me perds. Je m’agace. Je m’en veux. Moi aussi, je suis fatiguée. Je pleure. Je doute. Je suis en colère.
Et moi aussi, comme vous, je me relève. Je me réconcilie. Je m’apaise.
J’ai voulu une collection sans injonction. Des mots vrais. Des mots du quotidien.
Cette collection est née dans les plis de la vraie vie. Dans les listes recommencées. Les phrases qu’on n’a pas eu le temps de finir. Dans les oublis, les ratures, les nuits trop courtes. Les colères qu’on regrette. Les journées brouillonnes. Où le salon ressemble à un champ de bataille, et le cœur à un vase qui déborde.
Elle est née de là, précisément : de ce qu’on ne montre pas souvent.
C’est une collection écrite pour déculpabiliser. Pour apaiser. Pour réconcilier.
Pour dire : tu fais de ton mieux. Et c’est déjà beaucoup.
25 nouvelles affiches verront le jour en septembre. Et elles portent en elles cette envie d’écrire le réel. Pas pour briller. Mais pour nous réconforter, relier et retrouver la beauté dans notre quotidien.