
Il y a des jours où je me dis que j’aurais dû rêver moins grand.
Que je suis complètement folle, que je ne réalise pas l’ampleur du travail qui m’attend.
Et puis je souris. J’ai peur, mais je souris. J’ai le cerveau qui bouillonne. Je fais des listes. Je fais un pas après l’autre.
Je rêve en grand. Je fonce.
Parce que si je n’avais pas osé rêver du tout, je serais passée à côté de tout ça. Des mots, des affiches, de vous, de nous. De cette vie faite de poésie, de rencontres et d’amour partagé pour la littérature et la beauté.
À force d’y croire, vraiment croire, les choses finissent par arriver. Lentement, maladroitement, parfois à contre-temps. Avec de la fatigue, des compromis, des doutes. Mais elles arrivent. Avec du travail, de la persévérance et de la rigueur. Et un peu de chance saisie au bon moment.
Je relis cette affiche “Tout est possible”, lancée il y a quelques semaines pour les 7 ans de Les mots à l’affiche. Je la relis et je souris. Tout est possible. Je la relis pour y croire pour me donner de la force et de l’énergie.
Je tords le cou à la peur. Je tords le cou à ce qui me semblait inconciliable il y a quelques mois encore. La maternité proximale, ma passion pour les mots et mon ambition.
Tout est possible. Cette collection porte bien son nom.
J’étais loin d’imaginer tout ça il y a sept ans. Je n’aurais même pas osé rêver si grand. Et pourtant me voilà, en train de préparer quelque chose de beau, de nouveau, de fou.
Me voilà si forte et bien entourée.
On y est presque. Mon coeur bat la chamade.
Je vous en dis plus demain.