
Vendredi, j’ai fait ce que l’on fait trop rarement une fois adulte : j’ai écouté mon désir et ma folie ordinaire.
J’ai mis quelques affaires dans un sac, j’ai pris mon petit garçon et mon amoureux, et on est allés voir la mer.
On est allés chercher le soleil en Espagne.
La mer, c’est toujours une bonne idée.
Se fondre dans l’horizon bleu. Respirer. Laisser le bruit des vagues remettre les choses à leur place. Prendre du recul, s’apaiser, retrouver son énergie et son élan.
J’y suis allée alors que la boutique en ligne était lente, cabossée, un peu à bout de souffle.
J’y suis allée alors que je savais que les mails s’empilaient. J’ai laissé les idées s’entasser dans un coin de ma tête. J’ai tout laissé là.
J’ai regardé mon fils jouer dans le sable. J’ai mangé des glaces.
J’ai profité de ma famille.
J’ai savouré la mer. J’ai oublié le temps.
Et dans ce petit vide que j’ai laissé s’infiltrer, un nouveau projet est apparu. Comme tombé du ciel.
Un projet qui m’empêche de dormir la nuit tant il me met en joie et semble inattendu.
Un projet dont je rêve depuis le lancement de Les mots à l’affiche en le repoussant par peur.
Par contraste, ce matin, je me sens prête à réparer la boutique, à avancer, à ajuster ce qui doit l’être.
Je garde la merveilleuse nouvelle encore quelques jours précieux pour moi.
Je vous en parle lundi – si je tiens juste là. Mais je crois que ça va être chouette. Très chouette.