
Aujourd’hui, je pense à vous.
À vous, oui, vous qui me lisez.
Parce que je sais que nous sommes nombreux à ressentir un pincement au cœur, la veille de Noël.
À attendre peut-être le 26 avec autant d’impatience que le 24.
Parce que la vie cabosse.
Parce qu’il faut parfois composer avec l’absence d’une personne chère.
Faire le deuil de la famille que l’on aurait voulu.
Accepter de ne pas pouvoir gâter ceux qu’on aime comme on le souhaiterait.
Ou simplement se sentir fatigué de cette joie qui flotte partout, quand on n’a pas toujours l’énergie de la porter.
Chaque année, à Noël, je choisis de me concentrer sur la magie que je ressentais enfant.
Sur les lumières.
Sur l’amour, même discret, même imparfait.
Alors, je saisis ce qui me fait du bien.
Une part de gâteau. Un livre. Un bain chaud.
Un mot doux, une bougie.
Et je repousse le reste.
Alors aujourd’hui, je vous souhaite cela.
De la magie. De la douceur, de la poésie.
Dans les gestes simples.
Dans les silences aussi.
Et rien d’autre.