
Il y a des textes qui arrivent comme un cadeau. Ce texte en fait partie.
Quand Amélie Cadier Loriaud m’a confié ce poème, elle m’a raconté qu’elle l’avait écrit pour ses deux filles.
Dès la première lecture, j’ai su que j’avais envie de le mettre à l’affiche.
Parce que ce qu’il évoque dépasse largement l’intime et la famille d’Amélie.
Parce qu’il m’a glissé des frissons, et laissé un sourire aux lèvres.
Parce que je m’y suis reconnue. Et j’y ai reconnu tant de femmes. Parce que ce sont les mots que j’aurais aimé que l’on m’offre. Parce qu’il est à la fois empreint d’une infinie douceur et qu’il est puissant.
Il parle de liberté et de transmission. Il évoque, avec finesse, cette permission qu’on met parfois une vie à s’accorder. Être soi, sans s’excuser. Ressentir, sans se justifier. Aimer, sans se retenir. Douter, sans se diminuer. Imposer ses limites. Chérir sa solitude et son émerveillement.
Je le relis souvent, pour moi. C’est celui que je propose presque toujours, à la boutique, quand on me dit vouloir offrir des mots à une fille, ou à une femme qui manque de confiance.
À relire les jours où l’on se fait petite, où l’on se questionne sur sa légitimité.
A découvrir, peut-être, en ce lundi matin.
À transmettre.
Parce qu’il me semble essentiel de rappeler – encore et encore – qu’être soi, sensible et entière est notre plus grande force.