
Toc toc toc ?
Je reviens par ici après deux mois sans rien écrire. Je reviens après le silence, la mer, le bruit des vagues, le soleil sur la peau, le bateau, les tours de manège et les glaces italiennes que l’on ne compte plus. Après les déjeuners sous le gros arbre, la peau salée, les cheveux devenus presque blonds.
Après l’ordinateur éteint, presque oublié. Les siestes à deux chaque après-midi et nos corps collés-serrés malgré la chaleur, les livres dévorés et entassés à côté du lit, du canapé, de la table. Partout.
Je reviens après les balades en montagne, au bord de l’eau, de l’océan, de la mer, dans les forêts. Je reviens après les heures de marche et la puissance de mes jambes retrouvées. Je reviens plus forte, plus ancrée. Plus droite. Après cette promesse que je me fais chaque année, et que je ne tiendrai pas, comme chaque année, de partir marcher longtemps, loin, plus souvent. Puisque c’est là, et nulle part ailleurs, où je me sens si vivante.
Je reviens après les vagues de chaleur qui assomment, les fêtes de village qui font danser, chanter, rire, regarder la vie autrement. Et, tout oublier.
Je reviens plus légère, moins cernée. Avec quelques traces de bronzage et des points de suture sur un pied, signe d’un été aventureux qui se devait de se terminer.
Je reviens sur la pointe des pieds. Je reviens puisque mon fils est à la crèche, que l’appartement est silencieux et que la crème solaire est rangée.Puisqu’il faut bien, après tout. On est déjà le 11 septembre. C’est encore l’été, mais plus pour longtemps, paraît-il.
Allez, hop.
Je reviens avec une boutique en ligne toute neuve, toute belle, qui attend que je vous la présente. Je reviens pour célébrer les huit ans des Les mots à l’affiche à vos côtés. Je reviens continuer la fête avec vous.
Je reviens avec de l’énergie et des mots qui battent à l’intérieur. Des mots qui attendent d’être déposée ici, sur un carnet ou sur des affiches. Ou ailleurs. Ils attendent. Je reviens avec le désir d’écrire le monde, sa beauté, sa puissance et sa poésie. Avec plus de questions que de réponses. Avec cette sensibilité qui déborde, et l’envie de la partager.
Je reviens. Il fait encore bon à Toulouse. La lumière devient dorée.
Toc, toc, toc. Vous êtes toujours là ?