Vivre d'amour
et de poésie

May Lopez

Je m’appelle May. Je suis la fondatrice de Les mots à l’affiche

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l’humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.

Et vous, en quoi croyez-vous ? 

Le cercle privé

Le cercle est un espace d’exploration et d’échanges

On y parle littérature, entrepreneuriat et créativité. On parle d’amour et rencontres qui éclairent et font battre le coeur un peu plus fort. On s’étonne de la poésie du quotidien et de la beauté des premières fois. On est passionnés, fous et idéalistes. On s’y dévoile vulnérables et sincères. On tremble, on rit, on aime. On a la tête dans les étoiles.

On a des rêves qui n’attendent que d’être réalisés.

Le premier shooting


C’est l’heure d’oser et de croire en ses rêves.

 

Je suis à Cadiz, en Andalousie, depuis un peu plus d’une semaine. Pour le lancement de la boutique en ligne, je voulais des photographies à l’image des affiches et de mes mots. Cela me semblait essentiel. J’ai bien regardé les templates que l’on peut acheter et où j’aurais pu glisser ni vu ni connu mon affiche , mais cela me semblait un peu triste et impersonnel. Même si la qualité aurait été sûrement au dessus, j’aurais eu l’impression de mentir d’une certaine façon.

Et puis, je conservai aussi un joli souvenir des photographies que j’avais prises avec Aline il y a deux ans au Mexique. J’avais en tête des photographies dans le même esprit : des carreaux de ciment, un patio traditionnel et haut de gamme. Je voulais conserver le même fil conducteur. Je voulais que mes images portent en elles le goût du voyage – puisque c’est, en grande partie, grâce à eux que ma créative reste en éveil.

Alors, il a fallu trouver le lieu parfait. En arrivant en Espagne, j’ai commencé à chercher des maisons qui pourraient convenir. J’ai regardé les hôtels, les airbnbs et quelques sites de location espagnols sans vraiment trop savoir comment m’y prendre. J’en ai finalement sélectionné deux et j’ai envoyé deux mails pour expliquer ma démarche et de mon envie de photographier chez eux en croisant les doigts très forts. Et chose magique, le jour même, j’avais deux réponses positives et enthousiastes. J’avais un sourire collé aux lèvres en me disant que maintenant, cela allait être difficile de se dégonfler et qu’il allait falloir faire de son mieux. J’ai noté quelques idées. Je voulais essayer de faire une première séance où j’apparaitrais. La deuxième sera plus centrée sur la décoration.

La première séance a eu lieu ce matin à Jerez de la Frontera. Je ne faisais pas vraiment la fière avec mes affiches et mon appareil photo sous le bras en frappant à la maison de Kelly. J’avais l’impression qu’elle s’imaginait une “vraie” photographe et que je ne serai jamais la hauteur. J’ai respiré et j’ai sonné en me répétant que cela ne voulait rien dire “vraie” photographe et que j’avais expliqué avec sincérité et transparence mon projet. Et que oui, j’allais faire de mon mieux !

A mesure que je visitais la maison, j’ai doucement oublié mon angoisse. La maison était parfaite pour accueillir mes mots et mes affiches. Alors, j’ai fait de mon mieux. J’ai tâtonné. J’ai pris des dizaines de photographies en sachant bien que je n’en conserverai que quelques unes. Je me suis rassurée aussi en me disant que j’avais une autre séance pour me rattraper dans le cas où la séance serait vraiment ratée.

En les regardant ce soir, je m’aperçois bien sûr de ce qui ne va pas et  des choses à changer pour les prochaines séances : ne pas mettre le vitre sur les cadres pour éviter les reflets lorsque je photographie ou encore opter pour des cadres plus simples pour ne pas détourner le regard des mots sur les affiches. Je m’aperçois aussi que j’aime vraiment les photographies sans cadre. Il me reste à réfléchir à la meilleure façon de les photographier.

Les photographies sont loin d’être parfaites, mais, je crois l’essentiel, aujourd’hui, est que j’ai osé. J’ai écouté plusieurs podcast d’entrepreneurs de Pauline Laigneau durant le trajet Toulouse – Cadiz. Leur point commun est qu’ils disaient tous à un moment à un moment de l’interview qu’ils n’avaient pas de limites et qu’ils s’autorisaient à rêver en grand. Cette idée a doucement muri dans ma tête. Je crois que c’est grâce à ces mots-là que j’ai osé envoyer ces premiers mails et j’ai fait un grand pas dans ce sens.

Ce soir, je finis la journée avec des dizaines d’étoiles dans les yeux et en me disant que, oui, tout est possible.

La dernière ligne droite

D’abord la mer, et puis, on verra

Je me suis envolée en Andalousie le temps de terminer la boutique en ligne. Je me suis envolée avec Holly et mes affiches sous le bras. Cette image me fait sourire.

A Toulouse, j’ai souvent l’impression d’avoir mille et une choses à faire. Il y a aussi les choses du quotidien qui s’ajoutent – je suis sûre que toutes les personnes qui travaillent de chez elles voient tout à fait de quoi je parle, oh une machine à laver à étendre, oh les courses à faire ! -, et les amis et la famille qu’on a envie de serrer dans ses bras un peu trop souvent. Sortir de mon quotidien a la magie de me permettre de me recentrer sur ce projet-là.

Depuis dix jours, de la fenêtre du bureau, je vois la mer. La plage est à cinq minutes à pied de la maison et il règne, ici, une douceur de vivre rassurante. Alors, même si je travaille beaucoup, tout semble un peu plus simple d’ici. Je me nourris de tapas et je parle espagnol. Je vais dans des cafés qui donne sur l’océan et je prends mille et une photographies.

Terminer la préparation de la boutique au bord de la mer était une belle façon de faire éclore ce projet. C’est au bord de la mer au Mexique que l’idée est née il y a deux ans.

J’aimais cette idée de boucle et me dire que ce n’était que le début du voyage.

 

Et, être heureux

Depuis le premier janvier, je cours. Je cours et je jongle avec toutes les petites choses à faire en me promettant, à chaque fois, que cela ira mieux dans quelques heures jours semaines mois peut-être. Je me le promets, chaque matin, sans vraiment trop y croire. La liste s’allonge. Je cours après le temps. Je cours après l’apaisement. Je cours. J’ai déposé l’appareil photo sur un coin de la bibliothèque et le moleskine sur la table en bois.

Depuis ce premier janvier, il y a eu cette avalanche de mots sur ma petite affiche et tous mes sourires, à chaque fois, en écho. Il y a eu cette appel de Claudine un soir pour me proposer de la glisser au format carte postale dans tous les lieux culturels et cinémas indépendants de Toulouse. Il y a eu les heures suivantes à préparer le fichier au bon format et à être sur un petit nuage. 2017, créer imaginer rêver.

Et puis, il y a eu ma petite fierté et mon sourire quand je l’ai découverte, il y a quelques jours, posée sagement à l’ABC en allant au cinéma. Il y a eu ce sourire tout au long de la séance et l’envie de dire coucoucestmoiquilaifait à chaque personne croisée. 2017, vivre ses rêves.

Il y a eu des cartes de vœux imaginées crées envoyées. La création de ma petite entreprise à moi, en filigrane, qui semble un peu moins effrayante à mesure que je m’approche. La peur de ne pas y arriver et l’angoisse qui grimpe grimpe grimpe parfois encore la nuit. Les mots rassurants, à chaque fois, de Sandra. Les petits pas. Chaque pas un après l’autre. La tête droite, les mains qui tremblent et la respiration qui s’apaise doucement. Il y a ce projet de livre déposé, par magie, ce matin du deux janvier dans ma boite mail comme pour me rappeler que 2017 ne pourra qu’être incroyable. 2017, se faire confiance.

Il y a eu le départ à Paris d’Anthony quelques jours plus tard et ce quotidien doucement retrouvée avec Holly. Mon attachement immense pour cette petite chose et sa douceur incroyable. Il y a eu nos habitudes tissées et son petit corps chaud contre mon ventre la nuit qui console de tout, de tout. Nos petits promenades au parc et mes joues rougies par le froid. 2017, reprendre sa respiration.

Il y a eu ces rêves encadrés comme mantra au dessus du bureau et cette envie de prendre un peu plus soin de soi. De m’équilibrer. Il y a eu la fatigue, les petites nuits et les appels manqués. La jolie Hollynette-ballerinette imaginée par Cécile et nos confidences autour d’un thé chaud le matin avec Marie. Les repas partagés entre amis à la nuit tombée et cette envie obsédante de me rapprocher du soleil. Imaginer doucement une vie en bord de mer. Il y a eu cette décision à prendre un soir et la petite voix tremblotante au moment de confirmer, de mettre des mots sur cette décision. Et puis, l’apaisement d’avoir oser s’écouter, d’avoir entendu la minuscule voix à l’intérieur et d’avoir su, d’avoir osé dire ce minuscule non. 2017, aller de l’avant.

Et puis, depuis janvier, il y a Montréal en point final et majuscule pour clore ce mois-là. Il y a Montréal comme une promesse pour se retrouver et prendre un peu de temps pour soi.
Alors, voilà, bonjour Montréal. J’ai hâte de te serrer dans mes bras. 2017, voyager.

2017, être heureuse.

 

Aux rêves exaucés

J’ai rédigé mes vœux fin novembre en me demandant ce qui était important pour moi aujourd’hui, ce que je voudrais pour les mois à venir. C’était une écriture intime, intuitive, parcellaire. Après des semaines à courir sans reprendre mon souffle, j’essayais de m’autoriser à ralentir et d’écouter la toute petite voix à l’intérieur.
En écrivant ces vœux, je pensais avant tout à moi et ce qui me faisait défaut aujourd’hui.

Je me suis alors rendue compte que c’était la peur – liée à un manque de confiance en moi – qui m’empêchait de réaliser, de manière souvent inconsciente, des choses qui me tenaient à cœur. Alors, j’ai écrit ces vœux comme un mantra, comme un cadeau que je m’offrais pour me souvenir de ce qui compte et ce qui pourrait rendre ma vie un peu plus harmonieuse et sereine au quotidien.

J’ai écrit cette nécessité à affronter ses peurs et à se faire confiance. Ce besoin aussi de ralentir, de s’écouter et d’accepter ses failles et sa fragilité. Ce besoin de se recentrer sur l’essentiel et d’apprendre à s’aimer. C’était un texte à la fois, je crois, pudique et personnel. Un texte aussi, et finalement, où l’on est nombreux à se retrouver.

J’ai imprimé l’affiche et je l’ai accrochée au dessus de mon bureau.

 

Après avoir écrit ces vœux et quelques jours après être rentrée du Mexique, j’ai fait un premier pas. J’ai proposé l’affiche Vivre à la vente. Cela peut sembler un petit rien mais cela m’effrayait pourtant beaucoup. Je ne savais pas si j’étais légitime. J’ai une formation en lettres, en philosophie et dans le web. Les documents imprimés – le print – restent un petit rêve que je touche parfois du doigt, mais et jusque là, toujours, en me faisant accompagner. Cela faisait des années que je voulais me lancer et que je repoussais en trouvant toujours de parfaites excuses.

Un dimanche soir et sur un coup de tête, j’avais osé en me disant qu’il était l’heure de mettre en pratique les vœux que je venais de rédiger. J’avais créé, en quelques heures, l’atelier en ligne, ouvert un compte Paypal pro et passé quelques commandes pour l’impression et l’expédition. C’était un défi de moi à moi. Je me disais que si j’arrivais à dépasser ma peur cette fois-ci, je pourrais la dépasser pour beaucoup de choses. Je savais aussi que c’est souvent la première marche qui semble la plus haute. Ce soir-là, je m’étais endormie le sourire aux lèvres et en tremblant beaucoup.

Il y a eu ensuite vos mots, vos encouragements et un mois de décembre rassurant et réconfortant. Il y a eu vos commandes et vos photographies quand vous les receviez. Et en parallèle, mon cœur qui se mettait à chaque fois à battre un peu plus fort à chaque message. Les mercis, par poignées, que je parsemais dans chaque commande. Une petite mécanique s’est mis doucement en place au fil des jours. J’ai appris à expédier des commandes et à m’éloigner de l’ordinateur la journée. A faire, avec amour, vos petits paquets. Je suis allée à la poste chaque jour ouvré de décembre. J’ai plié, écrit, souri.

Et puis, il y a eu ce premier dimanche matin de 2017. Quand je me suis réveillée, j’avais des dizaines de notifications sur mon téléphone. Durant la nuit du premier janvier, il s’était passé quelque chose d’incroyable et d’un peu magique : mes vœux avaient été partagés par des milliers de personnes et j’avais des mercis qui arrivaient d’un peu partout. Des messages qui me disaient que mes mots faisaient du bien, qu’ils étaient rassurants et bienveillants, qu’ils disaient l’essentiel. Vous étiez aussi, et tout à coup, plus de 10 000 à aimer la page Facebook.

Ce premier janvier, je me retrouvais avec mes mots partagés dans le monde entier et je me disais encore un peu plus que la veille que les rêves étaient faits pour être réalisés et qu’il fallait y croire pour mille. Je me suis dit que 2017 serait à cette image-là : magique, inattendu et surprenant.

Je ne sais pas vraiment de quoi 2017 sera fait, mais je sais la beauté et la magie de la vie. Je sais l’importance de croire en ses rêves et de faire le premier pas pour les réaliser.
Pour 2017, je vous souhaite de croire en vous et de réaliser ce qui fait battre votre cœur un peu plus fort chaque jour. C’est l’essentiel. Je vous souhaite tout ce que j’ai pu me souhaiter et m’écrire. Je vous le souhaite en lettres capitales.