Et si cela fonctionne ?

Et si cela fonctionne ? C’est la question que vous m’avez posée. C’est la question qui me glisse le sourire aux lèvres chaque fois que je me la pose dans ma petite tête.

Et si cela fonctionne, alors, j’aurais un atelier-boutique lumineux au bord de la Garonne où le soleil se reflétera sur le parquet. Il y aura-être une petite terrasse avec une ou deux tables pour travailler au soleil. A l’intérieur, il y aura des fleurs, une immense bibliothèque, un canapé confortable et des notes de piano – quoi de mieux pour écrire qu’un fond de piano. On s’y sentira bien et on poussera la porte pour parler de mots et de graphisme. A l’atelier, on échangera autour de la force des mots, sur le pouvoir des mots de façonner le réel et sur l’importance du mot juste. On y écrira et on y donnera, peut-être, des ateliers d’écriture.

Il y aurait des affiches que j’écrirais, d’autres rédigés par des écrivains et que je mettrai en forme. Je dis « je », mais j’imagine que l’on serait un petit groupe de passionnés. Il y aurait des affiches sur mesure et des affiches plus universelles. Il y aurait des mots, beaucoup de mots. Des mots qui collent à la réalité, des mots pour se souvenir, des mots pour dire je t’aime, pour se donner la force de réussir ses rêves.
On trouverait Les mots à l’affiche dans des belles boutiques et des lieux choisis avec soin. Toutes les affiches seraient imprimées, de manière traditionnelle, à partir de presses typographiques et sur du beau papier. On imaginerait des partenariats avec des créateurs et des artistes. On mettrait en avant la fabrication française et l’artisanat. On mettrait en scène les affiches. On dirait que les rêves sont faits pour être exhaussés. On prendrait des photographies. Cela serait doux-fous-lumineux. Cela nous ressemblerait.

Et si, et si, je me confectionnais une petite affiche de mon entreprise rêvée dans cinq ans et que je l’accrochais au dessus de mon bureau ? Cela serait une jolie façon de ne jamais oublier ces rêves-là, non ?